Spielberg, un gars qui fait rêver !

On attaque une nouvelle critique d’affiche, que j’ai fait pour un blog (encore ?!), et d’un film de l’un de mes réalisateurs préféré. Quand je prends connaissance ou m’apprête à voir un film de Spielberg, j’avoue porter beaucoup d’espoir que ce soit pour de l’imaginaire ou un film de guerre. Je sais que ça va me raconter quelque chose et me le montrer de manière à ce que je sois diverti. Je sais que je vais passer un bon moment ! J’ai pas vu le dernier Indiana Jones mais je crois qu’on va pas en parler ! Bref…

 

L’affiche

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C’est parti pour la critique de l’affiche de The BFG. Une affiche qui repose sur la photo (et un peu de typo, oui oui passage obligé !)  Quatre éléments graphiques ressortent : le décor, les deux personnages et le titre. On va se pencher dessus ! Pour info c’est inspiré d’une couverture du livre :

 

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Le décor :

Construit sur quatre niveaux, il plante tout de suite……le décor. Enfin l’univers dans lequel on va entrer :

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De quoi nous mettre dans un état d’esprit positif. Déjà ce magnifique aura de lumière situé à droite, qui vient crée une aura lumineuse sur l’un des personnage (ou comment faire comprendre au spectateur qui est le protagoniste !). Après on a ces couleurs naturelles (entre ciel et terre). J’ai flouté au mieux pour faire disparaître les contours et que vous ayez une idée des couleurs. Une atmosphère paisible et rassurant. Ambiance renforcée par des tons très chaleureux.

couleur

Bref dès ce premier élément, on nous met à l’aise, comme un gosse qu’on installe confortablement avant de lui raconter un conte (et pas les premiers contes de l’époque bien gore et violent hein !)

 

Les personnages :

Dans un premier temps la jeune fille, la protagoniste, qu’on va appeler Sophie……ah bah ça tombe bien c’est son prénom ! C’est celle qui va vivre l’aventure mais aussi découvrir un monde. Tout comme le spectateur.

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Du coup on voit Sophie sourire et pas inquiète du tout. Vous trouvez pas ça bizarre ? La gamine est devant un personnage 4 fois plus grand qu’elle ! Pourtant elle sourit. Encore un élément pour rassurer le spectateur et lui montrer que ce personnage qu’on voit à moitié n’est pas dangereux. Sinon la tenue ? La jeune fille est en chemise de nuit. Vous pensez que c’est pas important ? Au contraire, on est sur un film fantastique, dans notre monde réel, où est-ce qu’on vit des choses fantastiques ? Dans nos rêves ! Et c’est ce qu’illustre cette tenue : l’imagination, le rêve, un monde inexistant. Sophie se trouve à droite mais son regard corps se dirige à l’opposé. On nous incite alors à focaliser notre attention sur l’autre personnage.

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On se tourne donc sur le second personnage de l’affiche, le BFG dont le visage est absent. On se retrouve donc avec un travail de suggestion que tout affiche essaie ou devrait faire, ici le personnage à moitié visible. On laisse jouer l’imaginaire du spectateur. Avec le sourire de Sophie on sait que c’est un gentil, maintenant on est curieux d’en savoir plus, non ? Pour en revenir à cet aspect rassurant abordé plus tôt, on peut parler de la tenue du BFG : un pantalon trop court, des sandales Qui  ne se soucis pas de apparence. Une certaine innocence se reflète, un aspect enfantin.

Bon on va se concentrer sur la structure qui reste en cohérence avec ce que dégage les personnages. On peut voir une orthogonalité. Pour l’aspect : En effet les deux personnages sont debout, la fille est pied nu (on repose un élément pour évoquer l’insouciance, et montre qu’elle n’est pas inquiète) sur un pied du BFG. Pour continuer sur la notion d’élévation, on peut voir le regard de la jeune fille, dirige vers le haut. L’horizontalité est illustré par les lignes du décor (la terre, les nuages, le ciel) et l’opposition gauche-droite des personnages, et face à face. Opposition qui dénote aucune une confrontation. La fille est en mouvement (les mains, la robe), prête à s’envoler alors que le BFG est droit (statique, immobile, solide). Sinon on peut voir qu’un rapport de taille est tout de suite induite pour qu’on s’imagine l’aspect incroyable de ce BFG.

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Le point typo :

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Bah ouais on va pas passer à côté ! On retrouve une garalde (type Garamond mais si vous connaissez !) mais modifié. Le tout en capital avec comme couleur un dégradé qui reprend les couleurs du décor. La typo est modifié pour être irrégulière (en terme de contour ou de taille) donnant un aspect naturelle, brute. Des notions qu’on peut rapprocher du BFG aussi finalement.

 

Et les autres affiches ?

On peut vite parler de cette affiche qui pour moi est dans la continuer de la première affiche. Également une reprise de la couverture du livre. Elle continue l’histoire, la suggestion commencée. La réalisation est vraiment pas bonne mais si on l’a met en lien avec la première affiche, elle dit beaucoup. La fille sur le pied puis sur la main du géant, le regard de la fille dirigée vers le géant (qu’on ne voit pas à la base) et maintenant les regards qui se situent au même niveau. Tout deux à la base debout, et là assis. La fille est en mouvement (pointe des pieds, robe qui s’envole) puis complètement l’inverse. Le sens, le géant à gauche et la fille à droite, et maintenant c’est l’inverse. Le sourire qui est d’abord chez l’un puis chez l’autre (du moins on le voit plus clairement) dans la seconde affiche……Bref y a une continuité vraiment intéressante dans tout ça !

 

Mon avis dans tout ça ?

On l’a dit plus haut, une affiche doit suggérer, par conséquent impliquer le spectateur. Une film commence dès son affiche, elle se doit donc de raconter quelque chose. Bah c’est le cas ici, et ça marche très bien. Un belle exemple de travail d’affiche. Il manque peut-être une pâte graphique marqué mais on va pas trop se plaindre au vue du reste de la production d’affiche.

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